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 פטום הקטורת

 

 

 

 

I. LE TEXTE LA SOURCE


II.
COMPOSITION DE L'ENCENS


III.
MIDRACHIM SUR LA KETORET


IV.
SOD

 

 

 

 

 

I. SOURCE DE LA KETORET

 

 

 

"  Tu feras un autel pour la combustion de l'encens, c'est en bois de chittim que tu le feras "

 

 

 

 

 

"  ET HACHEM dit à Moché : choisis des ingrédients : du baume , de l'ongle aromatique, du galbanum, des essences, et de l'encens pur, ils seront en parties égales. Tu en composeras un parfum, composé selon l'art du parfumeur, bien mélangé, pur et sacré.

 

Tu le réduiras en poudre fine, et tu en mettras devant le témoignage, dans la tente d'assignation, ou je me rencontrerai avec toi, ce sera pour une chose éminemment sainte. Ce parfum que tu composeras avec ses proportions, vous n'en ferez point un semblable pour vous même ; ce sera pour toi une chose sacrée pour HACHEM. Quiconque en fera un pareil pour en aspirer l'odeur, sera retranché de son peuple "

 

 

" Et D' dit à Moshé: Prends des aromates: (nataf) baume, (che'helette) ongle aromatique,(helbena) galbanium, divers aromates et de (levona zaka) l'encens, le tout à poids égal. Tu en composeras la ketoret, préparée selon l'art du parfumeur, mélangée en une chose pure et sainte. Tu la réduiras en poudre fine et la placeras devant le Statut dans le OHEL MOED où je communiquerai avec toi: Ce sera pour vous une chose éminemment sainte.

 

Dans ces versets n'apparaissent que 4 aromates....(LOI ECRITE).....mais les Sages(LOI ORALE) apprennent de ce même verset que 7 autres étaient nécessaires - ce qui fait 11 ingrédients. "

 

 

II. COMPOSITION DE L'ENCENS

 

Nos Sages nous enseignent dans le Berayta "comment préparer la ketoret"

Il y avait 368 manim (mesures): 365 selon le nombre des jours de l'année. Une mesure par jour. Moitié le matin, moitié l'après midi.

A Yom Kippour, le Cohen Gadol puisait dans les trois mesures restantes, trois poignées pleines qu'il déposait dans le Saint des Saints.

Il les remettait dans le mortier la veille de Kippour, et on les broyait à nouveau avec soin, pour que la Ketoret soit bien fine.

un mané= 0.480 kg

 

On faisait brûler la ketoret sur le mizbeah hazaav (l'autel d'or) qui était à l'intérieur de l'Ohel Moed; l'autel sur lequel on apportait les sacrifices se trouvait à l'extérieur de l'Ohel Moed.

L'acte de sacrifice se faisait en deux étapes: "a l'extérieur" la combustion de la chair; l'autel à l'intérieur pour les encens. Les charbons ardents destinés à la combustion des encens étaient pris du mizbeah extérieur...l'erreur des fils de Aaron, c'est d'avoir pris un feu étranger c'est à dire d'un four ordinaire.

 

La ketoret se composait de 11 aromates que voici:

1)Tsari -Baume résine qui coule (nataf) goutte à goutte (gomme)70 mané

2)Chehelette - Tsiporen (dans la langue de la Michna) -ongle-70 mané

3)Helbena - c'est le Galbanium - qui a une mauvaise odeur. Pour nous apprendre à ne pas dédaigner d'associer dans les prières les pécheurs d'Israel. 70 mané.

4) Levona -encens pur 70 mané

5) Mor - le myrrhe 16 mané

6) Ketsia - la casse 16 mané

7) Chiboleth néred -le nard 16 mané

8) Karkom - le safran 16 mané

9) kochet -le costus 12 manim

10) Kiloufa- l'écorce aromatique 3 mané

11) Kinamon-canelle 9 mané....

 

 

Borith Karchina 9 kabin (on prenait une quantité de 9 kabin de saponaire de la ville de Karchina pour nettoyer le Tsiporen le rendre plus blanc)....

du vin de Chypre, trois sayin et trois kabin. Si on ne trouvait pas de vin de chypre, on utilisait du vin blanc vieux....Un quart de kav (344 grammes) de melakh sedomith (sel de Sodome)....un peu d'herbe nommée maalé achane.... une herbe appellée maalé achan afin que la fumée monte toute droite comme le cèdre et ne se disperse pas.

 

 

Mais si on ajoute du miel, elle n'est plus valable. On n'y mélange pas de miel parce qu'il est écrit dans la Torah: "Car tout levain ou miel de toute sorte, vous ne brûlerez pas sur l'autel comme offrande pour D'. Et si on omet un des ingrédients, on est passible de mort.

 

 

Rabbi Chimon Ben Gamliel dit: Le Tsari n'est autre chose que le seraf qui coule des arbres. Le Borith Karchina sert à nettoyer le Tsiporen pour lui donner une puissante odeur.

 

 

Tous les ingrédients devaient être d'une mouture uniforme et aucun d'entre eux ne devait être moins fin que l'autre. Les épices du ketoret devaient être écrasées et mélangées, et on en brûlait une poignée chaque jour sur le mizbea'h haketoret. Il était interdit de fabriquer un mélange d'épices ayant exactement les mêmes proportions que la ketoret si ce mélange était destiné à un usage privé.Et si on omet un des ingrédients, on est passible de mort.

 

 

Rabbi Chimon Ben Gamliel dit: Le Tsari n'est autre chose que le seraf qui coule des arbres. Le Borith Karchina sert à nettoyer le Tsiporen pour lui donner une puissante odeur.

Tous les ingrédients devaient être d'une mouture uniforme et aucun d'entre eux ne devait être moins fin que l'autre.

 

La combustion de l'encens avait lieu après l'allumage des cinq premières lampes et avant celle des deux restantes. Comme il est spécifié dans le Talmud traité Yoma 33 b. Rabbi Eléazar explique cette étroite liaison en se référant au verset des proverbes de Salomon : l'huile (qui alimente les lampes)et l'encens réjouissent le coeur. La lumière et le parfum sont deux sensations qui n'ont pas pour objet de procurer une jouissance au corps, mais qui sont faite pour le réconfort de l'âme, et lorsqu'elles s'unissent l'une à l'autre, elles accroissent encore l'intensité de notre réconfort moral. Or l'état d'exaltation qu'elles suscient émane de la Ménorah et du mizbéah hapenimi de l'encens, tous les deux situés dans l'enceinte intérieure du Beth Hamikdach. Cet AUTEL est à l'autel du parfis ce que l'âme est au corps.

 

 

III. MIDRACHIMS SUR LA KETORET ET LE MIZBEAH HAPENIMI

 

 

Dans son exposé général du guide concernant les objets sacrés, le RAMBAM explique la signification de l'encens en ces termes : "  puisqu'on égorgeait chaque jour de nombreux animaux dans le Bet Hamikdache, qu 'on y découpait et brûlait les chairs, et qu'on y lavait les intestins, il est certain que si on l'avait laissé cet état, il aurait exhalé une exhalé une odeur pareille à celle des boucheries.

 

C'est pourquoi il a été ordonné d'y brûler les parfums deux fois par jour, le matin et l'après midi, pour y répandre une bonne odeur et pour parfumer les vêtements de tous ceux qui y faisaient le service. Tu sais ce que disent les Hahamims : A partir de Jéricho on sentait l'odeur de l'encens. Cela servait également à entretenir le respect du Bet Hamikdache.

 

Mais si celui-ci n'avait pas eu une bonne odeur, et à plus forte raison si le contraire avait eu lieu, il en serait résulté le contraire du respect, car l 'âme s'épanouit aux bonnes odeurs et s'y trouve attirée, tandis qu'elle se ferme aux mauvais odeurs et les fuit ".

 

Bahya ibn pekouda critique vigoureusement cette explication en lui reprochant son caractère par trop rationaliste. Il incline pour sa part l'opinion du RAMBAN qui se base sur les vues du ZOHAR HAKADOCH et sur celles du midrach (TANHOUMA).

De tous les sacrifices qui sont offerts a HACHEM, y lit on, aucun ne lui est plus cher que celui de l'encens. Car seul parmi toute la série de sacrifices il n'a pas un but expiatoire ; il est fait pour susciter le plaisir, ainsi qu'il est dit dans les proverbes de Chlomo : " huile et parfum réjouissent le cœur ". HACHEM n'a que faire de la chair des sacrifices : "  Je ne réclame pas de taureaux de ta maison, ni de béliers de tes parcs. Car à moi sont tous les fauves de la forêt, les bêtes qui peuplent par milliers les montagnes... " (Tehilim).

 

La seule jouissance qu'il retire des sacrifices offerts par les hommes est celle qui se dégage du parfum de l'encens, comme il résulte de la phrase :

Ete korbani lahmi le ichei reihah nihohi, mon sacrifice que je désire est ce pain qui se consume en moi délectable odeur. C'est pourquoi un autel spécial situé devant la CHEHINA, est affecté à la combustion de l'encens, alors que l'autel des sacrifices se trouve à l'extérieur du sanctuaire, dans le parvis dit azara.

 

 

Le Temple est le microcosme de l'univers, au même titre que l'homme. Il contient en Lui tous les éléments de la nature, et leur donne leur valeur et leur sainteté. Il y a en quelque sorte "transfert" de la sainteté du Temple vers la nature, celui-ci dispensant la sainteté concentrée à l'extrême en son sein vers le monde entier. Nous apprenons cela de la structure même du Temple, et de sa ressemblance avec le corps humain.

 

En effet, le Temple est à l'image de l'homme, nous dit le Ramhal dans son livre consacré au Temple, "Michkéné Elion" (Les Temples Supérieurs), avec le cerveau, le cou, le buste et les membres. Et comme l'homme est le microcosme du monde ("L'homme est un monde en miniature" nous dit le Zohar), le Temple est donc représentatif du monde entier.

 

Et puisqu 'Il est le point de jonction entre le monde supérieur et notre monde, c'est par Lui que va se déverser dans le monde de la réalité l'Influence Divine.

 

 

En parallèle du "corps" ainsi décrit du Temple, nous trouvons les différentes chambres qui l'encadrent, et qui sont les membres supérieurs et inférieurs.

 

 

 

Si la satisfaction intense nahat rouah qu'HACHEM éprouve du sacrifice des hommes se rattache spécialement à " l'odeur délectable " qui monte sur l'autel, il convient de mettre cette précision si souvent répétée par la TORA en rapport avec le fait que l'odorat est le seul des cinq sens qui ne fut pas affecté par le péché de Adam et Hava. L'odorat est resté de ce fait le sens de plus pur ;

 

Il constitue le sensation la plus immatérielle de tous les sens, le parfum réconforte l'âme, c 'est à dire d 'avantage que le corps et c 'est à ce titre qu'une beraha spéciale lui est consacrée. " l'odeur délectable " devient synonyme de pureté et de jouissance spirituelle, et si l'éternel ressent une satisfaction de la conduite des hommes, c'est en raison du reah nihohi, qu'ils font s'élever vers lui. La parenté des termes "réah" (odeur) et rouah (esprit) de même que "nechima" respiration et "nechama" (âme) vient à l'appui de notre thèse.

 

Hazal établit un parallèle entre les deux formes de service divin que sont la prière et l'encens " que ma prière soit considéré à tes yeux comme de l'encens ". Certes précise le Zohar, la prière est supérieure à toute forme de culte, elle est efficace à tous points de vue.

 

Mais de même que le feu détruit tout germes du mal, ainsi la flamme de l'encens fait disparaître les souillures et les impuretés. La colonne de fumée qui s'élève de l'autel en hommage à HACHEM produit un effet de purification et d'assainissement moral. Aussi l'acte de la KETORET se situe-t- il au début de la journée Baboker Baboker, car la purification de toute souillure doit précéder le service d'HACHEM proprement dit. Et c'est pourquoi la récitation des passages relatifs à la KETORET est placée au début de Charahit, bien avant la récitation de la Amida qui remplace le service du sacrifice.

La division en deux autels, dont chacun est consacré à un service spécifique, peut faciliter la compréhension des lois concernant les sacrifices. L'autel des sacrifices, situé à l'extérieur mizbeah hahitsone est affecté à la combustion de la chair des bêtes de sacrifice.

 

Mais l 'autel à l 'intérieur mizbeah hapenimi qui est réservé à la combustion de l'encens, est celui d'ou monte le réah nihoah, le parfum délicieux vers HACHEM. L'acte du sacrifice s'effectue ainsi en deux étapes, la combustion de la chair animale sur le premier autel, la montée de l'encens sur le second.

 

Or ce n'est qu'au moment ou l'autel de l'encens transforme l'offrande de la chair en une flamme pure et éthérée qui s'élance vers les cieux que HECHEM ressent le réah nihoah, l'intense satisfaction selon les termes de RACHI que lui procure le service divin des hommes. Car si le culte du sacrifice exprime la volonté de dompter la vie animale en versant le sang en l'honneur de HACHEM, et en faisant monter la chair dans la flamme sacrée, l'acte de l'encensement représente quant à lui la désincarnation de l'enveloppe charnelle.

 

Ce qui était substance physique se trouve transformé au contact de l 'autel dressé face à HACHEM en une flamme embaumée qui brûle en hommage de l'ETERNEL.

En fait LA KETORET était un produit composé de divers aromates, mais les charbons ardents destinés à les faire fumer provenaient de la combustion sur l'autel des sacrifices, si bien que l 'encens comportait effectivement les résidus du sacrifice.

 

Ces dispositions étaient fixées pour le jour de KIPPOUR, mais elles s'appliquaient également à la combustion de l'encens effectuée chaque jour, matin et après-midi. Elles étaient d'une importance telle que les deux fils de Aaron Nadav et Avihou durent laisser leur vie pour y avoir passer outre. Au lieu d'aller prendre les charbons ardents sur l'autel des sacrifices, ils prirent un " feu étranger " c 'est à dire en provenance d'un four ordinaire.

 

Ils avaient de ce fait compromis la valeur de la ketoret dont l'élément essentiel doit provenir de l 'autre des sacrifices. Cette offrande était déplacée, explique le ZOHAR, parce qu'elle n'avait été ordonné qu' à Aaron. Or en agissant ainsi les fils d'Aaron faussèrent le sens de l'offrande de la KETORET.

 

Car cette offrande doit opérer la transformation de l'élément animal en une flamme éthérée qui monte vers HACHEM. C'est pourquoi sa substance essentielle doit provenir de l 'autel extérieur des sacrifices ou la chair des animaux se consume.

 

Par ailleurs, certains auteurs tels que Recanati, Ramban expliquent que Nadav et Avihou se rendirent coupables d'une hérésie en offrant leur sacrifice d'encens, non pas en hommage à l'ETERNEL, mais comme moyen d'apaisement des forces vindicatives qui sévissent dans la création. Cette accusation se base sur le fait que le texte n'écrit pas "vayassimou aleheine ketoret" (ils mirent l 'encens sur eux) (les encensoirs) comme la syntaxe de la phrase l 'eut exigé, mais il est écrit "vayassimou aléa ketoret" " ils lui jetèrent l'encens" (aléa à elle) formule visant la midat hadine.

C'est dans l 'intention d'adoucir ces rigueurs que les fils d 'Aaron offrirent l'encens , étant donné qu'il possède des vertus apaisantes. Mais cette conception frise l'idolâtrie ( "eche zara" un feu idolâtre).

 

Le midrach Tanhouma (tetsavé14) déclare que le mot hébraïque KETORET forme une acrostiche des lettres initiales des quatre mots suivants

K -KEDOUCHA (SAINTETE)

T -TAHARA (PURETE)

R -RAHAMIM (MISERICORDE)

T -TIKVAH (ESPOIR)

 

Dans la littérature Hassidique (surtout dans HABAD), les différents détails relatifs à la ketoret sont exposés, et certains de ses mystères révélés. Par exemple, il est expliqué que KETORET signifie "lien" (Dans la traduction araméenne). Si korbanote, se rapporte à l'idée d'approcher HACHEM, KETORET symbolise l'attachement plus étroit à HACHEM ...l'unit' avec lui. Cette unité du monde fini et de l'infini est réalisée à travers la Torah, qui elle est même un mélange de l'infini et du fini (likouté torah, vaykra 6-d)

 

 

A Jerusalem vivait une famille nommée Beth Avtinas qui était experte dans le nettoyage, le broyage et le mélange. On broyait chaque espèce séparément, avant de les mélanger toutes ensemble.

 

Pendant qu'on broyait les aromates, quelqu'un était spécialement chargé de se tenir à proximité et de répéter sans cesse: "Hadek,heitev! heitev hadek" (broyez parfaitement! Parfaitement broyez!)....car le souffle qui s'exhale lorsqu'on prononce ces mots est profitable à la confection de l'encens.

 

La famille Avtinas était spécialisée dans la fabrication de l'encens.

Lors d'un mariage ils stipulaient que la mariée ne devait jamais se parfumer pour ne pas que l'on disent :ils se parfument de l'encens.

 

On mélangeait aussi à la ketoret une herbe appelée Maalé Achan afin que la fumée monte toute droite comme le cèdre et ne se disperse pas. Seule la famille Beth Avtinas savait de quelle espèce il s'agissait et elle ne dévoilait son secret à personne.

A Jerusalem, les spécialistes disaient que si l'on avait ajouté un peu de miel à la ketoret, son odeur aurait été si forte que nul n'aurait pu y résister.

 

On faisait chaque année, une nouvelle ketoret. Une fois par an, on préparait la quantité nécessaire pour toute l'année; et chaque année on ajoutait l'ancienne ketoret à la nouvelle.

Chaque jour on sacrifiait des animaux dans le sanctuaire ,on découpait et brûlait des chairs, et on y lavait les intestins aussi on brûlait deux fois par jour le matin et l'après midi pour répondre une bonne odeur et pour parfumer les habits des de ceux qui faisaient le service.

A partir de Jericho on sentait l'odeur de l'encens.

 

 

Moché Rabenou prépara la ketoret en mélangeant onze des meilleurs épices nommées par hachem. Parmi elles, une seule , le helbena, émettait une odeur désagréable. Hachem faisait par là une allusion au Bnei Israel, leur indiquant que dans leurs jeunes et leurs tefilots, ils devraient inclure également ceux qui, parmi notre peuple, auraient fauté. Rachi explique " C'est une encens qui a une mauvaise odeur.

 

Le texte le nomme parmi les produits qui entrent dans la composition de l'encens, pour nous apprendre à ne pas dédaigner d'associer avec nous dans nos réunions de jeûnes et de prières les pécheurs d'Israel, mais ils doivent être comptés avec nous ".

 

Expliquant cette citation, dont la source remonte au Talmud Keritout, Bahya fait ressortir que la participation des pécheurs repentis à nos " réunions de jeûnes et de prière " contribue à la glorification d'HACHEM. Si, par contre, les pécheurs restent à l'écart, cette carence sera imputée aux justes, en raison du principe de la responsabilité collective. Les produits qui composaient l 'encens sont au nombre de onze, ajoute S. EDELS.

 

Dix d'entre eux exhalent un parfum agréable, tandis que le onzième a une odeur infecte. Ceci comporte l'allusion que l'association avec les pécheurs ne doit s'effectuer que lorsqu'il existe un groupe de dix fidèles (minyane). C'est alors que la présence des pécheurs même non repentis contribuera à la glorification du nom d'HACHEM.

 

Le Rav Kouk z''l nous enseigne que " Comme il n'existe pas de vin sans lie, ainsi le monde ne peut exister sans Rechaim ". D'ailleurs l'acrostiche de צבור (communauté) est צדיקים , בנונים, ורשעים.

 

Les épices du ketoret devaient être écrasées et mélangées, et on en brûlait une poignée chaque jour sur le mizbea'h haketoret. Il était interdit de fabriquer un mélange d'épices ayant exactement les mêmes proportions que la ketoret si ce mélange était destiné à un usage privé.

 

Il est écrit dans la Paracha, après la mort des deux cent cinquante partisans de Korah, dans la Tente d'Assignation: Verset 6, chapitre 17 du livre Bamidbar,"Toute l'assemblée des benei Israel vinrent le lendemain de ces évenements, se plaindre devant Moche et Aharon en leur disant "vous avez fait mourir le Peuple d'Hachem"...Hachem dit a Moche, éloignez-vous de cette assemblée, Je vais les exterminer tout-de-suite...Moche dit à Aharon, prends la poêle(sainte) et mets dedans du feu de l'autel, verse dessus les ketoret (les encens), va vite vers l'assemblée, et fais expiation pour eux, car est sortie la colère d'Hachem et a commencé une épidémie".

 

Dans cette paracha on nous apprend qu'Aaron a arrêté l'épidémie qui frappait les juifs grâce à l'encens, la ketoret, c'est un secret que l'ange de la mort a donné à Moise lorsqu'il est parti recevoir la torah au mont Sinaï. Le talmud dans Chabath explique que les anges s'étaient opposés au fait que les juifs reçoivent la torah, puis Moise avait répondu aux anges en disant que la torah ne pouvait s'adresser qu'aux hommes, la torah dit "honores tes parents!" est ce que vous avez des parents à honorer, la torah dit "n'envie pas la femme de ton ami" est ce que vous les anges vous avez un mauvais penchant etc., après avoir été convaincus par Moise, les anges lui donnent des cadeaux, l'ange de la mort lui offre la ketoret, l'encens.

 

on retrouve cette idée avec l'encens que l'on sent à l'issue du chabath.


D'ici on voit comment le "Maasse ha ketoret"(consumation des encens avec certaines pensées saintes), est capable de neutraliser les épidémies.

 

 


De nos jours, il n'y a pas de Beith ha Mikdach, ni de ketoret, mais la lecture du passage de la Thora qui en parle a également la force du "Maassé".Il est d'usage en période d'épidémie(Rahmana litslan)de réunir un minian pour faire le Tikoun de "Pitom ha ketoret".
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Par ailleurs chacun de nous le dit trois fois par jour pour tout simplement... protéger notre prière de l'effet négatif de forces du mal.

La Thora nous enjoint de réaliser " l'autel en or ". Pour autant nous aurions pu nous attendre à ce que la Thora instaure ce commandement bien plus tôt. Il aurait été compréhensible de voir cette injonction apparaître dans la paracha de Terouma.

Là où la Thora ordonne la réalisation de tous les autres ustensiles présents dans cette partie du Michkan (Tabernacle), tels que le Choul'han Hapanim (table de préposition) et la Ménorah (candélabre).


Pour quelle raison la Thora nous ordonne la construction de " l'autel en or " après nous avoir enseigné tout ce qui devait être réalisé dans le Michkan (Tabernacle) ?
En enseignant en dernier la fabrication de " l'autel en or ", la Thora souligne la place primordiale qu'occupait l'offrande des encens sur cet autel. Elle nous révèle que ce travail était le plus important de tous les travaux réalisés dans le Michkan.


Le talmud Yerouchalmi (Yoma-chap 5, loi 2) reprend cette idée en faisant remarquer que l'interdit " Aucun homme ne devra se trouver dans la tente d'assignation (lorsque le cohen viendra offrir les encens) " s'appliquait aussi aux anges à propos desquels le verset dit " leur visage sont comparables à ceux des hommes " !.


Il ressort de tout cela que le cohen (prêtre) se trouvait vraiment seul à seul avec D. lorsqu'il venait réaliser le travail le plus important dans le Michkan : L'offrande des encens dans le Ohel Moéd (tente d'assignation).


Quel enseignement peut-on tirer de cette étude dans notre service de D. au quotidien ?
La plus belle façon de servir D. est dans la discrétion. Pouvoir étudier la Thora, faire des mitsvots et tout particulièrement donner la charité sans que nul ne le sache si ce n'est D. est une façon de servir notre créateur, vers laquelle nous devons tendre.


Que D. fasse que la pudeur avec laquelle notre peuple a servi notre créateur durant tous ces siècles d'exil nous donne le mérite de vivre dès aujourd'hui de façon dévoilée les temps messianiques avec la révélation de notre juste Machia'h.


(Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ots Vol I-Si'ha II- Paracha Tétsavé)

 

IMPORTANCE DE LA KETORETH:

Toute personne qui respirait les effluves de la ketoret, elle éprouvait le désir de consacrer son cœur au service divin; son mauvais penchant s'estompait et toutes ses pensées étaient tournées vers D'. Car la ketoret a le pouvoir de briser les mauvais instincts. Rien n'est aussi précieux auprès de D' que la ketoret.

 

Ainsi l'a décidé le Saint béni soit-il: Celui qui lit attentivement le passage de la ketoret chaque jour se voit épargné de toute sorte de maux et d'ennuis, de mauvaises pensées, d'un jugement sévère et de la mort. Ce jour là il ne subira aucun dommage car le mauvais penchant n'aura pas de prise sur lui.

 

Rabbi Chimone Bar Yohaï dit: "Si les hommes se rendaient compte à quel point ce qui concerne la ketoret est important auprès du Saint béni soit-il, ils choisiraient chacun de ses mots pour en former une auréole semblable à une couronne d'or sur leur tête. Il sera épargné de tout jugement sévère et d'autres maux ainsi que du châtiment du Ghéhenom.

 

Lorsque le mauvais penchant voit la fumée de la ketoret s'élever , il s'effondre et prend la fuite.

Il est dit à propos d'Aharon: Et il se plaça entre les morts et les vivants, et l'épidémie s'arrêta, parce qu'il immobilisa l'ange de la mort. Partout où l'on dira le passage de la ketoret avec ferveur , la mort n'aura pas de prise, on ne subira pas de dommage et les autres peuples ne pourront exercer leur domination.

 

IV. SODOT DE LA KETORET

 

Pourquoi y a t il un autel de sacrifice pour l'encens? Que sacrifie t on au juste? Le Zohar (Vayakel 219) écrit que la Sitra ah'ra ('la mal') voit la fumée de l"encens il se replie et s'enfuit et ne peut s'approcher du Tabernacle. Il en résulte que l'on sacrifie (=affaibli) le mauvais penchant sur l'autel de l'encens.
Le Zohar conclu que la force de l'encens et de repousser la mort et les mazikim. Il est évident que ceci doit venir avec une application rigoureuse des commandements, ils sauront être un véritable protège mazikim. On saura repousser le mauvais penchant seulement en alliant tout les efforts et pas seulement de la lecture de la préparation de l'encens qui remplace aujourd'hui le sacrifice.

 

Onze ingrédients entrent dans la composition de l'encens. LA KETORET. Il s'agit des 11 "étincelles" prisonnières des 11 "écorces".

Quand toutes les étincelles seront libérées Machiah viendra.

 

Leur nombre est immense, mais groupées dans le nombre 11. Les écorces se nourrissent des étincelles sans qui elles deviennent des écorces sans vie. Les onze ingrédients avec lesquels on préparait la ketoret par laquelle les étincelles s'élèvent.

Les Sephirotes sont au nombre de 10-alors que l'on compte 11 "écorces"

 

Ce chiffre 11 correspond aux 11 répétitions du mot Arour (maudit) Devarim 27-(15;25).

A cause de cette supériorité numérique des écorces , Yitro pensa que les écorces étaient plus fortes que les Sphirotes et que pour cela les Bnés Israel ne pourraient être libérés d'Egypte. Quand il apprit que D' a frappé l'Egypte de 10 plaies , et pas une de plus il comprit que les 10 Sphirotes étaient plus fortes que les 11 écorces.

 

Ytro dit: je sais maintenant que D' est plus grand.

11 ingrédients entrent dans la composition de l'encens. Selon le Arizal (Rabbi Yitshak Lourya) il s'agit des 11 étincelles prisonnières des 11 écorces elles mêmes en rapport avec les 11 tentures de peau de chèvre du tabernacle et les 11 expressions de malédiction Arour dans le livre de Devarim précité. Chaque jour une certaine quantité de ces étincelles sont libérées en particulier du zera le batala et quand elles le seront toutes le MASHIAH pourra venir.

 

 

Pendant la lecture de la KETORET chaque jour on doit penser à libérer ces étincelles des 11 écorces. Les écorces se nourrissent des étincelles par cette lecture de la KETORET on adoucit la rigueur Elo-kim par le Tétragramme d'où découlent les dix Sphirotes.

 

 

 

RAV ARMONI PARTIE I

SOD HAKETORET I

 

RAV ARMONI PARTIE II

SOD HAKETORET II

 

 

RAV CHMOUELI

  

 PITUM HAKTORET ZOHAR

 

 

 

D'OU L'IMPORTANCE POUR CHACUN DE LIRE LA KETORET TOUS LES JOURS. SURTOUT AUJOURD'HUI DANS CETTE PERIODE.

  

KETORET EN PDF AVEC LES KAVANOTES

 

 

 LA KETORET SE LIT DEUX FOIS LE MATIN DANS CHAHARITE ET UNE FOIS L'APRES-MIDI A MINHA.